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SAINTE MERE EGLISE

samedi 07 mars 2026

Assemblée Générale du Groupement des Eleveurs

Le rassemblement annuel de l'association manchoise permet, s'il en était encore besoin, de mesurer la dimension humaine et économique que représente le cheval, de sport, en l'occurrence, dans ce territoire privilégié que le monde entier place les yeux fermés sur une carte. Une fois de plus, ils étaient venus pas le moins du monde endimanchés, certains même, les plus jeunes, en tenue de travail. Le cheval, à l'instar de tout être vivant nécessite à chaque bout du jour, une attention vitale. Des contraintes qui, loin d'être subies, sont assumées et mues par un moteur inépuisable : la passion !

Le Groupement compte plus de 120 sociétaires. Son renouvellement se fait au fil des évènements de la vie et sa croissance est à l'image de sa notoriété. Tous n'étaient pas venus, mais la centaine était atteinte.

Emmanuel Bacheley entama le bilan de l'année écoulée sous des accents que la musique de l'enthousiasme ne cessa d'accompagner tout au long de son intervention. Après avoir annoncé qu'un scrutin pour le renouvellement de quelques membres du bureau se tiendrait avant les agapes habituelles, il se félicita que les séances d'entrainement menées sous la conduite de Sébastien Tence et auxquelles les chevaux non vendus de la vente d'automne participaient, avaient permis la commercialisation de quatre sujets. Les journées radio organisées ça et là chez les sociétaires étaient toujours bien appréciées. Les ventes de saillies de l'opération étalons proposées en collaboration avec le GFE, France Etalons et le Haras des Tame étaient en diminution.

Les traditionnelles visites de la Garde républicaine à qui 19 chevaux avaient été présentés , avaient permis, au printemps, la vente de 8 d'entre-eux alors qu'un seul l'avait été en octobre, ceci pour un montant total de 71500€. Le CSEM de Fontainebleau avait vu 25 chevaux pour 7 achats et un chiffre d'affaires de 75.000€. Le Président rappelle que pour la Garde, il faut des chevaux d'au moins 1.65m, alezans, avec de bons aplombs, robustes et calmes alors que pour le CSEM, ils doivent être pratiques avec du style.

Les concours de foals : celui de Cheval Normandie en avait réuni 50 alors que celui organisé par le Groupement en comptait 46 ( 23 mâles, 23 femelles), et que 4500€ de prime, sous forme de cadeaux, avaient été distribués

A propos de la vente amiable de chevaux de 3 ans organisée en novembre, outre de drainer des acheteurs venus de contrées de plus en plus éloignées, elle suscite, eu égard à ses résultats, de la concurrence. En effet, une vente est organisée en Vendée, une autre en Picardie.

Organisée désormais comme les autres concours dans le cadre particulièrement attractif du Domaine d'Utah Beach dont les dirigeants manifestent beaucoup d'intérêt pour cette activité, la vente se déroule dans le manège dont le Groupement a financé, à hauteur de 12.000€, le remplacement du sable. L'embellie du rond, la tenue des personnes attachées aux opérations, donna à la manifestation un regain de prestance très remarqué, d'autant que la qualité du repas contribua à une saine ambiance. Laquelle ne fut pas étrangère à la vente de 20 chevaux parmi les 37 présentés dans une fourchette situées en 8 et 20.000€ pour un prix moyen de 12.500€.

Après avoir mentionné le montant des subventions versées par les divers partenaires, tous fidèles, pour un montant de 7840€, le trésorier donna le bilan comptable : rassurant. La formule de gestion de "Bon père de famille" prenant là tout son sens.

Les perspectives pour 2026

Après avoir avoir précisé, programme à l'appui, que tant les entrainements de printemps, les journées radio, l'opération étalons que les concours étaient reconduits, il demanda à Fabien Marie représentant les ventes "Queens" organisées par Cheval Normandie lors du Normandie Horse Show ,de définir le profil des chevaux recherchés pour la session de sélection. Celui-ci en indiquant que les chevaux sauteraient, il rappela qu'il s'agissait essentiellement de juments.

Emmanuel Bacheley, à ce programme, ajouta qu'une journée "notes" serait organisée, en mai au Haras du Thot. Conduite par Henri Brugier, juge national, elle aura pour objectif de détailler le barème de notation des chevaux au modèle et allures. A l'automne, menée par le Haras de la Cense, une journée dite d'Education Equine est envisagée.

Un partenariat avec la Scuderia 1918 : Emmanuel rencontre Emanuele

Grâce à l'entremise d'Eraldo Baudino, un Transalpin installé depuis 10 ans dans le Plain, Emanuele Anchisi, le fondateur de la prestigieuse écurie, s'est déplacé à l'automne, dans la presqu'île du Cotentin pour rencontrer Emmanuel Bacheley. D'emblée, les deux hommes se sont trouvé des intérêts communs. Ils se sont accordés pour construire une relation commerciale que chacun souhaite durable. Il est prévu que la délégation italienne vienne en mai pour renforcer ce partenariat.

Une intervention d'Alizé Jeandon très appréciée

Comme chaque année, au terme de l'Assemblée générale, le Groupement demande à une personnalité de venir parler de son activité au sein de la filière. Alizé Jeandon, une jeune femme courtière spécialisée dans le commerce avec les USA est venue décrire la discipline du Hunter très prisée outre atlantique et dont elle s'est fait une spécialité. Elle a aussi fait découvrir à l'assistance ce qu'est "L'Equitation" (NDLR : le prononcer en anglais) aussi dans sa palette commerciale sans compter bien entendu le CSO.

Les récompenses

Moment attendu, le Président Bacheley a, comme aux César, appela successivement:

Pour les chevaux performants dans les concours 5* à 1.60 m : Le Haras des Tame (excusé) pour Crooner Tame, Etienne Poisson pour Delta de l'Isle, Marina Storgato et Christian Gonsolin pour Good Star du Bary qui rappelons-le fut vendu aux ventes amiables du Groupement.

Pour les éleveurs ayant eu des étalons approuvés : Vincent Bacheley pour Noodle d'Oscine, Philippe Pelletier pour Madness de la Luth, Vincent Nowicki pour Moonlight d'Arcos et Philippe Delajarraud pour Leinster de Brenus approuvé à 4 ans sur performances.

Le tirage au sort des saillies

Hubert Esnault, avait fait le déplacement du Pays d'Auge pour offrir une saillie de son étalon Kasper du Val Guerard à l'attachant pharmacien champenois client et partenaire de longue d'Etienne Poisson

Le représentant du GFE offrit une demi saillie de Silver Deux de Virton à Renaud Delaroque, élevage Delque à Saint-Cyr Bocage.

Dans ses écrits sur la démocratie, Tocqueville dénonce l'isolement volontaire qui annihile le collectif et tout simplement le vivre ensemble. Au Groupement des Eleveurs de Saint-Mère Eglise, Tocqueville n'est pas loin.

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VIRE NORMANDIE

dimanche 01 mars 2026

Mars sera dynamique sur l'hippodrome

Dynamique, l’hippodrome Robert Auvray, du nom de celui qui le remit en selle, l’est toute la saison, tant pour les réunions de courses au trot que les nombreuses autres manifestations qui y sont organisées. Par ailleurs, c’est un constat heureux, chaque réunion est abondamment fréquentée par un public fidèle. Les qualités d’accueil et d’animation que les dirigeants mettent en œuvre pour ce faire, n’y sont pas étrangères.

Le 1er mars était une journée Premium qui se clôtura par le prix Olivier Stirn/ Robert Auvray. Le premier, décédé l’an dernier, ancien ministre, député et longtemps maire, fut un moteur pour l’activité industrielle de la ville qui possède bien d’autres atouts que son andouille. Si l’hippodrome et son environnement sont aujourd‘hui de si belle facture, c’est essentiellement à Olivier Stirn qu’il le doit. Honorer sa mémoire allait donc de soi.

Le 18 mars, L'hippodrome de Vire Normandie accueillera un quinté. Encore une belle journée en perspective

LA COURSE

Sébastien Ernault et Jipet de Crépin la fleur au fusil

Avant d’évoquer la course elle-même, les spectateurs avaient déjà la chance de voir au départ Franck Nivard et Sébastien Ernault, les deux premiers du Prix d’Amérique. Etaient aussi engagés, Jean-Claude Hallais qui lui aussi l’emporta et Yoann Lebourgeois, l’homme aux 3000 victoires dont une pléiade de Groupes 1. Ils étaient 18 au départ, un plateau que l’on aimerait voir plus souvent pour des courses de cette qualité. Au commandement dès l’entame du dernier tour Sébastien Ernault contenait facilement une opposition plus pressante dans l’assaut final. Mais rien ne pouvait troubler le driver de Josh Power qui là au sulky de Jipet de Crépin rallia le poteau la fleur au fusil.

Les plus fins observateurs notaient la qualité du fils de Boccador de Sim qui avec quelques milliers d’euros supplémentaires, pourra faire un excellent cheval de GNT.  Propriété de Mme Le Pimpec, il est né chez Mme Rosaria Lemonnier à Tinchebray  dans l’Orne mais à seulement quelques lieues de Vire.

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SAINT-LÔ

samedi 28 février 2026

Le NEW TOUR : Les Bretons en sont fans !

N’en déplaise à ses détracteurs, le NEW TOUR fait recette. Et de plus en plus. Pour cette 5ème édition de nombreux cavaliers bretons et ligériens sont venus fouler les pistes renommées de Saint-Lô.

La Lorientaise Elodie Nicolas accompagnée de son voisin Domenico Colarossi, Lorientais aussi… mais d’adoption, méritaient bien que l’on s’intéressât à eux, tout autant qu’au Mayennais d’adoption mais Breton de naissance Jean-Marie Martin. Sans oublier ceux aussi habitués du circuit de longue date : Bernard Briand-Chevalier et Arthur Le Vot.

Elodie Nicolas, jeune trentenaire est plus précisément installée tout près du Haras d’Hennebont : « Je suis issue d’une famille d’éleveurs. J’ai pris la succession de mon père sur l’élevage de Varnel en 2012. Suru ne centaine d’hectares, nous avons environ 100 chevaux sur deux sites différents. Pour nous, nous faisons 4 ou 5 naissances par an, des poulinages et de la reproduction pour les clients et une partie écurie de propriétaires. Notre structure s’agrandit petit à petit. »

Elodie était déjà venue au NEW TOUR voilà 2 ans : « On était tellement contents du circuit qu’on revient. On avait essayé d’engager pour l’étape précédente mais le circuit victime de son succès, c’était complet.  Je suis venue avec 3 chevaux et Domenico, mon cavalier a aussi 3 chevaux. »

Si Domenico Colarossi est bien d’origine italienne, sa mère est anglaise. Il a vu le jour en Afrique du Sud.  C’est là qu’il a grandi et bien grandi. Outre monter à cheval, il a conclu ses études par un diplôme d’architecte. Gagné par la passion du cheval, il émigre en Europe avec une première étape en Allemagne chez Schockemöhle. « J’ai rencontré ma fiancée qui y travaillait depuis un moment. Au début du Covid, nous sommes venus en France, près d’Hennebont, sa région (NDLR : DL Sport Horses à Languidic). Nous avons une petite écurie avec des propriétaires. Nous avons pas mal de chevaux à nous, nous faisons aussi de l’élevage, mais aussi de la valorisation et du commerce. Ma compagne c’est Lisa François qui est aussi bonne cavalière pour les jeunes chevaux.»

« Le NEW TOUR c’est trop bien. Pour moi c’est la première fois. Tous les chevaux ont bien sautés. Assez facile, pas de pression. Vraiment très bien. »

  • Ecuries de Varnel 56650 Inzinzac-Lochrist
  • www.ecuriesdevarnel.com
  • DL Sport Horses Village de L’Histoire
  • 56440 Languidic Tel :  0670963275

S’il est installé à Saint-Léger, une commune du département de la Mayenne entre Laval et le Mans, Jean-Marie Martin est un Breton bon teint. Gallo même puisqu’originaire de Fougères. Il est le fils d’Emile Martin qui, avec Jean-Pierre Gautier et d’autres, créa Manche Sélection à la genèse du Championnat de France des Foals. Son frère Patrick fut le cavalier émérite de la fameuse jument noire Quina des Bruyères.

Quant à Jean-Marie nous avons tous encore en mémoire la fantastique épopée des épreuves de 6 barres, jusqu’à 2.10m avec le génial, fils de Quina, Johnny Boy II (Dollar du Murier) ISO 157. Par ailleurs, en toute discrétion et humilité, Jean-Marie Martin est, avec Marine Ferté, co-naisseur du cheval olympique de dressage Sertorius de Rima Z* IFCE (Sandro HIT ) vendu foal à l’ENE et monté par Pauline Basquin.

Dans des installations qu’il occupe depuis longtemps, Jean-Marie a diversifié son activité : « Comme j’ai toujours fait. C’est un mélange d’élevage, de sport, de propriétaires avec des chevaux en pension, un peu de coaching aussi. On gagne notre vie principalement sur la valorisation des chevaux. » En matière d’élevage, il s’oriente surtout vers des jeunes poulinières : « Les plus vieilles sont à la retraite. Je fais remplir les jeunes à 2 ou 3 ans et je les mets au sport ensuite. Presque tous sont issus de la souche de Quina des Bruyères (NDLR : la jument noire fille de Night and Day ISO 173, qui fit les beaux jours de son frère Patrick sur la hauteur de 160). Ce sont tous des bons chevaux naturellement pour différents niveaux. ». Le Brétilien de naissance travaille avec sa compagne Emma Delbos, cavalière de dressage ainsi que deux apprentis.

A l’occasion de la dernière étape en indoor, il découvrait le New Tour. La première analyse de quelqu’un qui effectue près de 3 heures de route pour y participer valait bien d’être entendue : « C’est organisé de façon à faciliter le travail des cavaliers pour travailler les jeunes chevaux dans de très bonnes conditions. L’ambiance est décontractée et surtout profiter de cette belle piste de Saint-Lô que nous n’avons pas d’occasion d’utiliser ».

Y avait-il des raisons pour n’être pas venu plus tôt « Non simplement le hasard, peut-être des concours d’entrainement plus près de chez nous. Charles-Hubert Chiché monte des chevaux pour moi. Ce n’est pas trop loin pour lui, ça me permet de lui amener des chevaux. »

  • Elevage de Sainte Marie
  • 53480 SAINT LEGER
  • Tel : 0607645367