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CALGARY

lundi 14 septembre 2026

Ben Maher et Enjeu de Grisien triomphent à Calgary et frappent un grand coup dans le Rolex Grand Slam

CALGARY, CANADA — Quelle nuit à Spruce Meadows ! Au terme d’un Grand Prix CPKC International présenté par Rolex particulièrement sélectif, le Britannique Ben Maher a remporté, avec l’impressionnant Enjeu de Grisien, l’un des succès les plus prestigieux de sa carrière. Une victoire acquise au bout du suspense et qui permet au champion olympique de Tokyo de décrocher son premier Majeur du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Le scénario semblait pourtant mal engagé pour le cavalier britannique. Piégé en première manche par l’entrée du triple, Maher avait écopé de quatre points et ne figurait qu’à la neuvième place des douze couples qualifiés pour la seconde manche. Mais le champion anglais a parfaitement réagi lorsque la pression est devenue maximale.

Avec son Selle Français Enjeu de Grisien, fils de Toulon, Maher a signé l’un des deux seuls parcours sans faute de la seconde manche. Cette performance lui a ouvert les portes d’un barrage à six, où tout allait se jouer.

Un barrage maîtrisé

Dans l’ultime confrontation, Ben Maher a livré un parcours à la fois rapide et précis. Enjeu de Grisien, particulièrement bondissant, a répondu à chacune des sollicitations de son cavalier. Le couple britannique a finalement réalisé le barrage sans faute le plus rapide, devançant notamment l’Américaine Lillie Keenan, deuxième, et le Suisse Steve Guerdat, troisième avec Albführen’s Iashin Sitte.

Pour Maher, cette victoire revêt une saveur particulière. Il s’agissait à la fois de son premier Masters CPKC International et de son premier succès dans un Majeur du Rolex Grand Slam.

« Je commence à réaliser. Enjeu méritait une grande victoire », a déclaré le Britannique après son triomphe, rappelant également que le couple avait terminé quatrième à Aix-la-Chapelle. Il a surtout tenu à souligner le travail de toute son équipe.

Enjeu de Grisien, l'autre héros de la soirée

Dans l’ombre de son cavalier, Enjeu de Grisien a confirmé qu’il avait désormais toute sa place parmi les chevaux capables de briller au plus haut niveau. Sa puissance et sa qualité de saut ont été déterminantes sur la piste en herbe de Spruce Meadows, particulièrement exigeante.

Le couple avait déjà montré de belles choses à Calgary par le passé : en 2024, Maher et Enjeu de Grisien avaient notamment terminé deuxièmes de la CANA Cup, derrière Richard Vogel et United Touch S.

Cette fois, ils ont franchi le dernier cap : celui de la victoire dans le Grand Prix phare du week-end.

Richard Vogel perd le jackpot

La soirée a également été cruelle pour Richard Vogel et United Touch S. L’Allemand, numéro un mondial et vainqueur cette année des Majeurs de Bois-le-Duc et d’Aix-la-Chapelle, arrivait à Calgary avec la possibilité de poursuivre son incroyable série et de s’approcher du jackpot du Rolex Grand Slam.

Mais après une faute en seconde manche, Vogel s’est qualifié pour le barrage. Une nouvelle faute dans l’ultime parcours l’a finalement relégué à la cinquième place. Le rêve d’un troisième Majeur consécutif s’est donc envolé à Spruce Meadows.

L’Allemand repart néanmoins avec un bonus de 500 000 euros, acquis grâce à ses deux victoires précédentes dans la série, auxquels s’ajoutent les importantes primes de ses succès précédents.

Une victoire qui change la dimension de Ben Maher

À Calgary, Ben Maher n’a pas seulement remporté un Grand Prix. Il a ajouté son nom au palmarès prestigieux des vainqueurs des Majeurs du Rolex Grand Slam. Il devient ainsi le nouveau héros de Spruce Meadows, après avoir renversé une situation qui semblait pourtant compromise dès la première manche.

Avec Enjeu de Grisien, le Britannique a démontré une nouvelle fois ce qui fait les grands champions : la capacité à rester dans le jeu après une erreur, à hausser son niveau sous pression et à être parfait lorsque tout se décide.

À Calgary, cette nuit, Ben Maher et Enjeu de Grisien ont écrit une nouvelle page de leur histoire — et peut-être le début d'une très grande aventure dans le Rolex Grand Slam.

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MELANIE CLOAREC

vendredi 11 septembre 2026

1ère partie

Une histoire simple

Mélanie, jeune femme trentenaire, pourrait, s’il était encore de ce monde, parfaitement interpréter un personnage d’un film réalisé par Claude Sautet comme le fut en son temps : Une Histoire Simple.

Son succès récent dans l'étape du Grand national de Notre Dame d'Estrées et sa 3ème place dans le Critérium des 6 ans de Fontainebleau avec la bondissante Kellestar d'Ivraie, méritent bien une mise en lumière.

Non pas que son histoire ait quoique ce soit de comparable à celle de Marie, jouée par Romy Schneider. Pourtant, chez Mélanie, il y a à la fois Marie et Romy. Marie comme chez tous les êtres humains, une histoire de vie simple et complexe à la fois, et Romy, la star disparue trop tôt qui n’avait pas besoin de se marketer pour faire valoir son talent et sa personnalité.

Mélanie Cloarec c’est cela, discrète, avec un nuage de mystère  et une savante courtoisie. Un patronyme breton qui claque au tonnerre de Brest, une naissance dans le « Neuf Quatre » mais des racines, slaves pour moitié, enfoncées profondément dans le pays d’Auge où elle a bâti sa filmographie équestre sur une musique que l’on pourrait imaginer, un arrangement subtil de la Symphonie Celtique d’Alan Stivell avec, naturellement, la Cavalerie légère de Franz von Suppé.

Pousser la métaphore cinématographique à la carrière équestre de Mélanie Cloarec, nous incite à dire qu’elle est à l’instar de Brigitte Fossey, devant la caméra depuis son plus jeune âge. Des minimes à aujourd’hui, elle est sur scène. Elle a joué tous les rôles, avec, à chaque étape, des récompenses innombrables, comme autant de prix du meilleur second rôle.

Son premier grand rôle ?

Son talent, son expérience, ses qualités personnelles, sont autant d’atouts capables de séduire, dans la sphère équestre, l’un de ces metteurs en scène qui lui confiera les chevaux pour précisément, jouer au sens propre du terme : les premiers rôles.

Flash- Back sur une carrière d’envergure

Hondine Princesse pour commencer.

Leika de Semilly

Jument par Le Condéen et Benroy, née chez les Jourdam à Ravenoville, elle fut débutée à 4 ans avec quelques parcours, comme à 5 ans. C’est à 6 ans que, confiée par le père de Mélanie, elle est formée par Laurent Vincent. Mélanie Cloarec, poussin, la sella, le 21 avril 2011 à Auvers. Hondine est 10ème du Championnat des As minimes en 2002 (Pour mémoire le champion était Raphael Goehrs). Jusqu’à la fin de l’année 2007, le couple Cloarec/Hondine sera aux flots de nombreuses 135, au départ des championnats cadets et junior avec un succès en 140 à Tourgeville devant Thimothée Bazire. Benjamin Ghelfi était 5ème avec une certaine Myss Vallette qui gagnera le GP5* de Londres avec Pénélope Leprévost. Pendant ces jeunes années, Mélanie figurera en particulier au palmarès des épreuves junior à Malines. A l’élevage, Hondine a produit plusieurs « Lostallen » (un quartier de Brest), l’affixe des Cloarec. Aux côtés d’Hondine, il y aura aussi Isis de La Rue (Bellino). Toute cette période se déroule, en majeure partie au sein des écuries de sa mère à Hotot en Auge.

Ondine Belmanière, quelle aventure.

Jument par Timorrak des Isles et Muguet du Manoir née chez les Blandamour à Nehou dans la Manche.  La bien connue Claudie Blandamour, précise qu’Ondine fut vendue foal à Karine Vandermesh à Angerville l’Orcher (76). Acquise par les Cloarec, elle débute à 5 ans sous la selle de Mélanie. La suite on la connait. Les épreuves jeune cav en 2007 à 7 ans, une 140 à Pontivy 3 ans plus tard, une autre en 2011. Les bons résultats s’enchainent jusqu’au grand national de Tours en 2016 avec un succès dans la 145 du vendredi et la 2ème place dans le Grand Prix remporté par Maelle Martin et Giovani de la Pomme. En 2018, on note une 2ème place d’une 150 au CSI3* du NHS, un succès à Canteleu, une 2ème place à Lausanne et encore quelques belles prestations jusqu’au 8 mars 2020, sur la piste ibérique de Valence où le couple abandonne dans un GP CSI3* 150. Mise à l’élevage, Ondine a 2 produits labellisés Nostallen : en 2022 Matcho un mâle par Thais de Pegase et en 2024 une femelle par Mylord Carthago.

Pendant toutes les années des « Hondine », Mélanie, au gré de ses pérégrinations dans différentes structures a aussi, tout en formant de multiples jeunes chevaux, accumulé des performances avec en particulier Leika de Semilly (Diamant de Semilly), formée par Olivier Martin puis montée par : Florian Angot, Rudy Cock et JF Filatriau. Elle sera aux côtés de l’amazone jusqu’en 2015 avec de belles performances gagnantes jusqu’à 135 (Photo au GP du NHS de 2009 en se souvenant que ce GP fut remporté par F. Schillewaert et Manon de La Lande seul sans faute avec 0.25 pt de temps dépassé) L’on note aussi, au cours de cette période Coco du Houlbec Z (Carrico) indicé par la suite 146 par PM Friant.

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FONTAINEBLEAU

lundi 07 septembre 2026

CHAMPIONNAT DES 5 ANS

La Manche, la Manche .....

encore la Manche !

Lupin, Loustic, Ladamnoir

Jusque-là, sans occulter le champion des 4 ans hongres et les accessits des 6 ans, la Normandie ne brillait pas comme à l'accoutumée. On n'hésitait d'ailleurs pas à nous taquiner dans le genre : " Si ça continue, t'auras pas grand chose à écrire" ! Dimanche matin, selon la fameuse réplique d'Audiard :" On a dansé sur une autre musique" !

La musique c'est un trio qui l'a jouée. Pas de la musique de chambre. Un orchestre philarmonique, avec des choeurs s'il vous plait. Et s'il fallait y ajouter une métaphore gastronomique: du circuit court et fait maison. Tout dans la Manche.

Manon Geismar Bonnemains et Lupin d'Auville, Champion des mâles

Avant la finale, Lupin d'Auville ( Eldorado van de Zeshoek) était 2ème et ne semblait pas pouvoir battre l'expérimenté Guillaume Foutrier associé au leader Lewis des Caps. Patatras ! Alors que Manon, la cavalière de Couvains, et Lupin étaient sans faute, Lewis, dernier à partir, faisait tomber une barre. Lupin est né chez Thierry Leservoisier à Moon sur Elle. S'il fallait lui donner des références on dirait qu'il fut champion des 5 ans voilà une bonne trentaine d'années et qu'encore plus jeune, stagiaire aux USA, il monta la mythique Krischna III née chez Jean-Pierre Couétil, montée par d'André Chenu, par ailleurs mère de Calisco du Pitray.

La souche de Lupin répond aux noms évocateurs de Midinette Deux ( Elf III) et sa fille Erminette III nées chez Bernard Lebrun, Erminette montée par le regretté André Roguet. Du lourd !

Si l'on parle des Leservoisier, alors on associe le nom de Thierry à celui de son père Gilbert et du mémorable Milou de Subligny avec Hubert Bourdy

Vincent Hervagault et Ladamnoir de Vincy, Champion des juments

S'il est heureux de mettre en exergue la réussite de ces éleveurs, on nous permet d'avoir une pensée particulière pour Vincent Hervagault et son épouse Cynthia. Lui cavalier, titulaire d'un bac S, n'avait pas d'emblée le profil du cavalier de jeunes chevaux. Elle, vétérinaire, est indépendante après avoir exercé chez Denis Hubert. Les Hervagault, pendant plusieurs années installés au Haras de Saint-Lô, viennent de déménager pour s'enraciner dans un lieu chargé d'histoire qu'ils ont acquis, la maison de la famille Levallois à Saint-Lô, où ils disposent d'installations propres à exercer leur métier. Ce succès est d'autant plus valorisant qu'il s'agit d'une production maison bâtie à partir de Taelis Normande (Quite Easy) la jument de concours de Cynthia puis des deux. Ladamnoir de Vincy est la propre soeur par Bei Ceira d'Ick de l'étalon Lumigny de Vincy, 7ème du championnat hunter, dont la carte de bal est recherchée.

Jérôme Coulombier et Loustic de Vesquerie, Champion des hongres

Vesquerie par ci, Vesquerie par là, l'affixe sartillaise des Coulombier fait florès. Fringan en premier lieu avec Julien Epaillard, le prometteur Hermès avec Kevin Staut et pour couronner le tout Loustic ( Happy Day d'Iscla) que son cavalier propriétaire hisse au sommet du mât bellifontain. Ceci, il faut bien le dire et s'en réjouir avec une étonnante facilité.

Sa mère Eulalie, un prénom qui fait penser au vieilles dames, appuyées sur une canne, vêtues de noir et couverte d'un fichu de la même couleur qui savaient nous rappeler à l'ordre, lorsqu'enfants, nous les croisions sans leur dire bonjour. Cette Eulalie c'est loin d'être cela. Une pétulante jument, fille du puissant Quartz du Chanu. Elle est indicée 152. Agée de 12 ans, après avoir été montée jusqu'à 7 ans par Jérôme, elle a ensuite formé son neveu Augustin. C'est aujourd'hui au tour de la fille de Jérôme, Lalie, de faire ses armes.

L'anecdote mérite, par ailleurs, d'être narrée. Dans la lignée maternelle de Loustic on trouve Fox Trot Pirou (Plein d'Espoir IV) née chez Claude Guerrin, le beau-père de Jérémie Rolland, naisseur de l'étalon Happy Day d'Iscla. On reste en famille.

Ce n'est pas tout, pour toute la Normandie

Dans les juments

Simon Gallet, installé chez Jean-Luc Lebourgeois à qui Equin normand a consacré un reportage voilà quelques semaines est 5ème et 9ème dans les juments avec Lady Killer du Mesnil (Cornet's Balou) et Lucky Star du Mesnil (Dollar du Rouet), nées chez Jean-Luc Lebourgeois à La Lucerne d'Outremer

Victor Cherré est 7 ème avec Lidocaine de Vains (Cornet du Lys), née au Haras du Fougeray à Bacilly

  • Jeanne Hirel est 6ème avec Lucky Star EDR ( Cicave du Talus) née chez Clément Maunoury à Alençon (61)

S'il est bien un lieu commun c'est de dire que la vie est injuste et que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Dans le cas particulier il s'agit de Jean-Marc Le Guennec et Louna du Parc ( Grimsky Semilly) à Michèle Le Guen de La Barre de Semilly. Le couple était en tête avant la finale. Et, comme les autres avant eux ils sont victimes de 4 points et relégués au-delà de la 15ème place.

Dans les hongres

3ème -Louis XIII du Hamel (Mylord Carthago), monté par Arthur Duchemin . Il est né chez Louis-Clément Robin à Hauteville sur Mer. Pour l'anecdote, il a été nommé Louis XIII parce qu'il est le 13ème poulain d'affilée de la jument Rardente du Hamel (Papillon) issue de la souche de Pierre Lepelley et de la fameuse Olga.

4ème -Lithium Saint Blaize ( Chrome d'Ivraie) monté par Jean-Marc Le Guennec. Il est né chez Hephzibah Simonini à Castilly près d'Isigny sur Mer. Il s'agit du premier produit de la 1ère jument de cet élevage " Je la monte toujours en compétition, nous faisons essentiellement des transferts d'embryon" ajoute l'éleveuse qui ne cache pas être : " sur un nuage" !

  • 10ème Lynamix de Belheme ( Feeling des Flagues) monté par Mathis Vallat, né, est-il utile de le préciser chez Fredéric Aimiez à Arques la Bataille (76)

Dans les entiers

  • 2ème - Lasdepix Bois Margot (Qlassic Boimargot) monté par Mathieu Durosier, né au Haras du Bois Margot à Le Pin (14)